Hors musée

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Le Mémorial des déportations, rattaché au musée d’Histoire de Marseille, installé dans un blockhaus construit par l'armée allemande en 1943, s’attache à transmettre l’histoire et la mémoire des hommes, femmes et enfants arrêtés puis déportés parce que nés Juifs ou réprimés en tant que politiques, résistants, otages ou « suspects ».

En 1940, Marseille est encore un port ouvert sur le monde, une porte vers la liberté pour certains, vers la reprise du combat pour d’autres. Dès 1942, lors de son occupation, Marseille bascule. En 1943, qualifiée de "chancre de l’Europe" par le régime nazi, elle cristallise la haine de l'étranger et de l’indésirable. Les événements tragiques de janvier 1943 menés par les Nazis avec la collaboration du régime de Vichy sont  longuement évoqués au travers de films, de témoignages des victimes: rafles des familles juives, évacuation et destruction des "vieux quartiers" et déportations.

Depuis le 9 décembre 2021 « Résistants une génération oubliée » aborde la Résistance à l’occupation et dans les camps de concentration au travers d’une exposition de huit portraits de résistants déportés et une nouvelle création audiovisuelle artistique immersive.

Une série de balades de mars à juillet propose de revenir sur cet évènement tragique de janvier 1943 qui a laissé des blessures encore vivaces dans la population marseillaise. Certains parcours seront aussi l’occasion de revenir sur des figures invisibilisées de la Résistance et de la Libération.

 

  • Balade patrimoniale : Marseille dans la Guerre, indésirables et résistant.e.s

Samedi 23 juillet 2022 à 9h30

Par l’association Ancrages

Dans le cadre de la valorisation du Mémorial des déportations, l’association Ancrages propose une balade autour de l’Histoire des « Vieux quartiers », des politiques de persécution et des formes de résistance à Marseille, durant la Seconde Guerre mondiale.

Puisant ses sources dans les recherches historiques, les archives de presse et les traces urbaines, le parcours revient sur les conditions de vie sous l’Occupation, les pratiques discriminatoires progressivement imposées aux juifs, aux résistants et aux victimes d’évacuation et de déportation. Le périmètre dit des « Vieux quartiers » comprend la rive nord du Vieux-Port, les quartiers Saint Jean et Saint Laurent, jusqu’à la montée des Accoules.  Surnommé  "la verrue de l'Europe" par les nazis, il partage la mauvaise réputation du quartier réservé et est suspecté de protéger toute une série de populations résistantes à l’Occupation. Du 22 au 24 janvier 1943, la police française et les soldats allemands y raflent 20 000 personnes et procèdent ensuite au dynamitage des 14 hectares de ce quartier populaire.

La balade revient également sur les figures multiples de résistance jusqu’au débarquement de Provence et à la Libération en 1944. Les différentes étapes proposent la valorisation de  portraits emblématiques notamment celles des Francs-tireurs et partisans français ou étrangers (FTPF ou FTP-MOI) issus du PCF clandestin, de déportés ou d’évacués… Une occasion inédite de revenir sur les figures invisibilisées de la Résistance et de la Libération, notamment le rôle des femmes, des étrangers ou celles des indigènes engagés sous les drapeaux de l’Empire colonial français.

Cette balade qui démarre au pied de la gare Saint-Charles, se poursuit sur la Canebière, fait étape à la Marseillaise, longe le Vieux-Port pour se terminer au pied du Mémorial des Déportations, donnant ainsi la possibilité aux participants d’approfondir les contenus par la visite du lieu et de l'exposition « Résistants, une génération oubliée ». 

Gratuit. Sur réservation : www.ancrages.org

  • Le Vieux-Port, des humains et des lieux, destructions et reconstructions, 1943-1958

Samedi 2 juillet et mercredi 20 juillet à 9h45

Par Bénédicte Sire, comédienne et réalisatrice, association Image, Son et Compagnie

En 1943 a eu lieu l’évacuation et la destruction de toute une partie du quartier du Vieux-Port à Marseille par l’armée allemande avec l’aide de la collaboration française. Ce quartier dynamité a été reconstruit après guerre. Ce parcours va évoquer cette destruction et disparition de ceux qui sont partis dans les camps et le retour de ceux qui ont été dédommagés par un nouveau lieu de vie, un nouveau foyer en remplacement de celui qui a été détruit.

Cet effacement, l’histoire de ce dynamitage est restée longtemps méconnue ou inconnue, du grand public. Elle s’est imposée petit à petit ces dernières années dans l’histoire marseillaise.

Les derniers témoins de cette époque ont leur histoire à transmettre. Le bouleversement et la reconstruction après-guerre de ce quartier et aussi le fait revivre sur des décombres implique une histoire souterraine. Il s’agit de désespoirs et d’espoirs. Comment se reconstruire après un tel traumatisme ? Le quartier sera pris comme un corps humain qui vit bouge, avec les récits de ceux qui ont pu témoigner sur leur réappropriation du quartier. Le trajet de ce parcours créé par Bénédicte Sire, baladrice, se situera dans le quartier du Panier, surtout sur la partie basse reconstruite entre le Vieux port et la rue Caisserie jusqu’à l’église Saint Laurent via le square Protis.

Gratuit. Sur réservation (deux semaines avant chaque date)  : baladesurbaines.fr


– Pour le samedi 2 juillet la réservation ouvre le vendredi 17 juin à 10h
– Pour le mercredi 20 juillet la réservation ouvre le mercredi 6 juillet à 10h

 

 

Le Mémorial des déportations, rattaché au musée d’Histoire de Marseille, installé dans un blockhaus construit par l'armée allemande en 1943, s’attache à transmettre l’histoire et la mémoire des hommes, femmes et enfants arrêtés puis déportés parce que nés Juifs ou réprimés en tant que politiques, résistants, otages ou « suspects ».

En 1940, Marseille est encore un port ouvert sur le monde, une porte vers la liberté pour certains, vers la reprise du combat pour d’autres. Dès 1942, lors de son occupation, Marseille bascule. En 1943, qualifiée de "chancre de l’Europe" par le régime nazi, elle cristallise la haine de l'étranger et de l’indésirable. Les événements tragiques de janvier 1943 menés par les Nazis avec la collaboration du régime de Vichy sont  longuement évoqués au travers de films, de témoignages des victimes: rafles des familles juives, évacuation et destruction des "vieux quartiers" et déportations.

Depuis le 9 décembre 2021 « Résistants une génération oubliée » aborde la Résistance à l’occupation et dans les camps de concentration au travers d’une exposition de huit portraits de résistants déportés et une nouvelle création audiovisuelle artistique immersive.

Une série de balades de mars à juillet propose de revenir sur cet évènement tragique de janvier 1943 qui a laissé des blessures encore vivaces dans la population marseillaise. Certains parcours seront aussi l’occasion de revenir sur des figures invisibilisées de la Résistance et de la Libération.

 

  • Balade patrimoniale : Marseille dans la Guerre, indésirables et résistant.e.s

Samedi 23 juillet 2022 à 9h30

Par l’association Ancrages

Dans le cadre de la valorisation du Mémorial des déportations, l’association Ancrages propose une balade autour de l’Histoire des « Vieux quartiers », des politiques de persécution et des formes de résistance à Marseille, durant la Seconde Guerre mondiale.

Puisant ses sources dans les recherches historiques, les archives de presse et les traces urbaines, le parcours revient sur les conditions de vie sous l’Occupation, les pratiques discriminatoires progressivement imposées aux juifs, aux résistants et aux victimes d’évacuation et de déportation. Le périmètre dit des « Vieux quartiers » comprend la rive nord du Vieux-Port, les quartiers Saint Jean et Saint Laurent, jusqu’à la montée des Accoules.  Surnommé  "la verrue de l'Europe" par les nazis, il partage la mauvaise réputation du quartier réservé et est suspecté de protéger toute une série de populations résistantes à l’Occupation. Du 22 au 24 janvier 1943, la police française et les soldats allemands y raflent 20 000 personnes et procèdent ensuite au dynamitage des 14 hectares de ce quartier populaire.

La balade revient également sur les figures multiples de résistance jusqu’au débarquement de Provence et à la Libération en 1944. Les différentes étapes proposent la valorisation de  portraits emblématiques notamment celles des Francs-tireurs et partisans français ou étrangers (FTPF ou FTP-MOI) issus du PCF clandestin, de déportés ou d’évacués… Une occasion inédite de revenir sur les figures invisibilisées de la Résistance et de la Libération, notamment le rôle des femmes, des étrangers ou celles des indigènes engagés sous les drapeaux de l’Empire colonial français.

Cette balade qui démarre au pied de la gare Saint-Charles, se poursuit sur la Canebière, fait étape à la Marseillaise, longe le Vieux-Port pour se terminer au pied du Mémorial des Déportations, donnant ainsi la possibilité aux participants d’approfondir les contenus par la visite du lieu et de l'exposition « Résistants, une génération oubliée ». 

Gratuit. Sur réservation : www.ancrages.org

  • Le Vieux-Port, des humains et des lieux, destructions et reconstructions, 1943-1958

Samedi 2 juillet et mercredi 20 juillet à 9h45

Par Bénédicte Sire, comédienne et réalisatrice, association Image, Son et Compagnie

En 1943 a eu lieu l’évacuation et la destruction de toute une partie du quartier du Vieux-Port à Marseille par l’armée allemande avec l’aide de la collaboration française. Ce quartier dynamité a été reconstruit après guerre. Ce parcours va évoquer cette destruction et disparition de ceux qui sont partis dans les camps et le retour de ceux qui ont été dédommagés par un nouveau lieu de vie, un nouveau foyer en remplacement de celui qui a été détruit.

Cet effacement, l’histoire de ce dynamitage est restée longtemps méconnue ou inconnue, du grand public. Elle s’est imposée petit à petit ces dernières années dans l’histoire marseillaise.

Les derniers témoins de cette époque ont leur histoire à transmettre. Le bouleversement et la reconstruction après-guerre de ce quartier et aussi le fait revivre sur des décombres implique une histoire souterraine. Il s’agit de désespoirs et d’espoirs. Comment se reconstruire après un tel traumatisme ? Le quartier sera pris comme un corps humain qui vit bouge, avec les récits de ceux qui ont pu témoigner sur leur réappropriation du quartier. Le trajet de ce parcours créé par Bénédicte Sire, baladrice, se situera dans le quartier du Panier, surtout sur la partie basse reconstruite entre le Vieux port et la rue Caisserie jusqu’à l’église Saint Laurent via le square Protis.

Gratuit. Sur réservation (deux semaines avant chaque date)  : baladesurbaines.fr


– Pour le samedi 2 juillet la réservation ouvre le vendredi 17 juin à 10h
– Pour le mercredi 20 juillet la réservation ouvre le mercredi 6 juillet à 10h

 

 

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