CONFÉRENCE

 

"Marseille, port de transit pour les émigrants italiens (1860- 1914)"

 

Mardi 4 avril à 18h, auditorium. Entrée libre dans la limite des 200 places disponibles.

Par Céline Regnard, maître de conférence en histoire contemporaine, Aix-Marseille Université. Programmée dans le cadre des mardis de l'histoire, rdv bimensuels à l'auditorium du musée d'histoire de Marseille, et en partenariat avec le Musée de l'Histoire de l'Immigration dans le cadre de l'exposition “Ciao Italia. Un siècle d’immigration et de cultures italiennes en France (1860-1960)” présentée à partir du 28 mars 2017 à Paris au Palais de la Porte Dorée.

www.histoire-immigration.fr/agenda/2017-01/ciao-italia

 

On connaît bien Marseille comme ville d’immigration italienne. D’abord ville d’adoption pour les Italiens du nord, majoritairement des Piémontais, elle a accueilli à partir du dernier tiers du XIXe siècle de nombreux « Napolitains », appellation privilégiée pour désigner les Italiens du sud. Cette conférence vise à éclairer un autre aspect de l’histoire des Italiens à Marseille, moins connu : celui des Italiens qui ne font qu’y passer, y séjournant temporairement dans l’attente d’un nouveau départ.

 

C’est un fait bien connu : les Marseillais ont, pour une bonne part d’entre eux, des origines Italiennes. À la veille de la Première Guerre mondiale, les Italiens représentent près du cinquième de la population recensée dans la ville. Leur présence est indispensable au fonctionnement industriel du grand port de commerce qu’est devenue la cité phocéenne. Justement, Marseille est un port et, à ce titre, elle est autant une ville d’immigration qu’une ville de passage. Albert Londres n’écrit-il pas « On va à Lyon, à Nice. On passe à Marseille » ?

Cette conférence entend replacer au cœur de l’étude de l’histoire des Italiens à Marseille ce phénomène du transit, bien moins connu et étudié que celui de l’immigration. En effet, dès les années 1860, pour de nombreux Italiens, Marseille est un point de départ dans une trajectoire migratoire qui doit les mener vers l’Amérique latine. Avec l’avènement des compagnies à vapeur, notamment la puissante Compagnie Générale Transatlantique, le passage des Italiens partant « fare l’America », devient une activité lucrative et importante à Marseille. Elle dynamise tout un secteur de l’économie, notamment l’hôtellerie et la restauration, mais aussi le transport des bagages, et contribue au fort cosmopolitisme de la ville. Progressivement, à la fin du XIXe siècle, la mise en place de lignes maritimes directes au départ de l’Italie prive progressivement l’étape marseillaise de la clientèle des émigrants italiens.

 

Légende : Vue du Vieux-Port, vers 1860, tirage papier d'une photographie sur plaque de verre. Coll. Musée d'Histoire de Marseille.

 

"Marseille, port de transit pour les émigrants italiens (1860- 1914)"

 

Mardi 4 avril à 18h, auditorium. Entrée libre dans la limite des 200 places disponibles.

Par Céline Regnard, maître de conférence en histoire contemporaine, Aix-Marseille Université. Programmée dans le cadre des mardis de l'histoire, rdv bimensuels à l'auditorium du musée d'histoire de Marseille, et en partenariat avec le Musée de l'Histoire de l'Immigration dans le cadre de l'exposition “Ciao Italia. Un siècle d’immigration et de cultures italiennes en France (1860-1960)” présentée à partir du 28 mars 2017 à Paris au Palais de la Porte Dorée.

www.histoire-immigration.fr/agenda/2017-01/ciao-italia

 

On connaît bien Marseille comme ville d’immigration italienne. D’abord ville d’adoption pour les Italiens du nord, majoritairement des Piémontais, elle a accueilli à partir du dernier tiers du XIXe siècle de nombreux « Napolitains », appellation privilégiée pour désigner les Italiens du sud. Cette conférence vise à éclairer un autre aspect de l’histoire des Italiens à Marseille, moins connu : celui des Italiens qui ne font qu’y passer, y séjournant temporairement dans l’attente d’un nouveau départ.

 

C’est un fait bien connu : les Marseillais ont, pour une bonne part d’entre eux, des origines Italiennes. À la veille de la Première Guerre mondiale, les Italiens représentent près du cinquième de la population recensée dans la ville. Leur présence est indispensable au fonctionnement industriel du grand port de commerce qu’est devenue la cité phocéenne. Justement, Marseille est un port et, à ce titre, elle est autant une ville d’immigration qu’une ville de passage. Albert Londres n’écrit-il pas « On va à Lyon, à Nice. On passe à Marseille » ?

Cette conférence entend replacer au cœur de l’étude de l’histoire des Italiens à Marseille ce phénomène du transit, bien moins connu et étudié que celui de l’immigration. En effet, dès les années 1860, pour de nombreux Italiens, Marseille est un point de départ dans une trajectoire migratoire qui doit les mener vers l’Amérique latine. Avec l’avènement des compagnies à vapeur, notamment la puissante Compagnie Générale Transatlantique, le passage des Italiens partant « fare l’America », devient une activité lucrative et importante à Marseille. Elle dynamise tout un secteur de l’économie, notamment l’hôtellerie et la restauration, mais aussi le transport des bagages, et contribue au fort cosmopolitisme de la ville. Progressivement, à la fin du XIXe siècle, la mise en place de lignes maritimes directes au départ de l’Italie prive progressivement l’étape marseillaise de la clientèle des émigrants italiens.

 

Légende : Vue du Vieux-Port, vers 1860, tirage papier d'une photographie sur plaque de verre. Coll. Musée d'Histoire de Marseille.